L’étrange navet de Benjamin Button

Publié le par Noiprox Warel


Benjamin Button était l’un des films les plus attendus de 2009 ! Une nouvelle superproduction hollywoodienne allait nous en mettre plein les yeux, portée par la troisième collaboration (après Seven et Fight Club) entre le réalisateur de génie David Fincher (Alien, The game) et Brad Pitt, que l’on ne présente plus.


Et pourtant…Curieux destin que le sien ! Il semblerait que sa projection lui ait fait perdre toutes ses chances d’oscars, et pour cause. Benjamin Button se révèle sans surprises, s’avère décevant et laisse un arrière-goût de déjà-vu. Une réalisation fincherienne minutieuse et professionnelle qui ne porte pas nécessairement le conte (comme aurait pu le faire Tim Burton) mais qui l’ancre dans une forme de réalité impossible.


La question est simple : Pourquoi ?


La réponse est aussi simple. L’étrange histoire de Benjamin Button est avant tout une histoire courte écrite en 1921, qui décrit la vie d’un homme qui rajeunit au fil du temps. Mais il ne s’agit pas là du seul miracle de cette adaptation : né à l’âge de 80 ans, Benjamin Button contrôle décidément le temps avec dextérité puisqu’il meurt à 85 ans, d’où les longueurs qui s’installent très vite, surtout lorsque le film commence dans une maison de retraite... Ensuite, une foule de petits rôles qui apparaissent et disparaissent sans raison. La disparition de Tizzy, le père adoptif, ne provoque aucune réaction, la mort de Thomas Button (qui réussit pourtant l’exploit de reconnaître son fils à l’apparence de vieillard dans une ville comme la Nouvelle-Orléans des années 1930, qu’il a vu dix minutes dans le noir avant de l’abandonner !) justifie simplement l’aspect financier, papy et la foudre qui lui tombe sept fois dessus n’a pas vraiment d’intérêt et le pygmée aurait pu avoir une importance plus grande que celle de laisser Benjamin rentrer tout seul alors qu’il est boiteux et en béquilles et nous faire penser à Forrest Gump (il devait crier « Cours Benjamin, CCCCOOOUUURRRSSS » mais la scène a été coupée au montage).


Car non seulement le film rappelle le film aux six oscars de façon récurrente mais il fait aussi largement allusion à d’autres succès. L’histoire d’un beau gosse amoureux d’une rouquine ­­­sur un bateau qui coule ça vous dit rien ? Evidemment, on oublie pas 11 oscars comme ça…Fameuse scène de Pearl Harbor, qui nous ramène directement au film où le héros perd son meilleur ami (Captain Mike, qui anime un peu le film) sous le feu ennemi. Plus tard dans le film, alors que Brad Pitt va devenir papa, il part dans un pèlerinage, une quête intérieure qui rappelle aussi un grand succès qui répondait au nom de…Sept ans au Tibet ! Qui était l’acteur principal déjà ? Il devait pas être bien vieux, Brad…à croire qu’il voulait un oscar pour sa carrière d’acteur !


Blague à part, les plus courtes sont les meilleures : une bonne histoire n’est pas forcément une longue histoire ! On a l’impression de perdre son temps. Il va voir Daisy danser, pourquoi pas, mais doit-il réellement aller à une fête (où même lui s’ennuie !) pour nous faire comprendre que la demoiselle est prise ? Quel est le rapport avec l’ouragan Katrina ? Franchement, le superflu aurait pu être évité au moins au profit de la qualité. On passe une heure dans une maison de retraite et lorsqu’on sort, on se retrouve la nuit pour des discussions philosophiques et des regrets avoués qui pèsent rapidement et tout ça pour quoi ? Pour un reportage télé de trente secondes, qui n’apporte pas grand-chose.


Bonne note quand même pour les effets spéciaux très réussis et dosés avec doigté et Taraji P. Henson, qui s’inscrit avec beauté dans le rôle de Queenie, la mère adoptive. Un jeu d’acteur correct mais pas transcendant.


Déception donc pour ce film, nominé quand même treize fois aux oscars et récompensé seulement trois dans des catégories techniques (désolé Brad !) mais pari plutôt réussi pour Hollywood avec la deuxième meilleure entrée de l’histoire du cinéma aux Etats-Unis (douze millions de dollars le premier jour) qui dépasse aujourd’hui largement les 300 millions de dollars. En tout cas, ce n’est pas sur qu’ils réussissent à vendre la version longue en DVD…

Vous pouvez déconnecter vos neurones. 

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Publié dans Critiques

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F
Lawl, lu les koupaings, j'ai pas vu le film, alors je peux pas juger. ZOUB
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N
<br /> Eh ben, mon feveke, tu as économisé deux heures et demie de ta vie...zoub<br /> <br /> <br />
N
An c'est rip labi, c'est de la deum, j'étais trop déçu! Zoub Banal Digar a la chainpr
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B
tebé c tro lest benjamin button ta de la deum dan les yeux ou oik soub a la chainpr
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