De la publicité pour la protection des animaux

Publié le par Noiprox Warel

Sauvez les animaux ! Derrière l’engouement écologique qui continue de progresser, alimenté par quelques tempêtes et autres tsunamis, se cache la volonté de l’Homme de s’en sortir. La survie, comportement issu de nos origines animales, est l’objectif implicite de notre soudaine prise de conscience environnementale.

 

 

Alors que les pandas mangent du bambou à longueur de journée de l’autre côté du globe, que les dauphins couinent en retournant à leur douce (et brève) liberté et que les ours blancs meurent de fatigue dans les contrées polaires, d’autres espèces animales se situent un peu plus bas dans les priorités des ONG et de leur combat contre les vilains amateurs de chair sauvage. C’est par exemple le cas du concombre de mer. Très réputé pour ses vertus aphrodisiaques, cette chose brune à l’apparence d’étron (le mot est lâché…) vit l’un des plus gros génocides qu’il n’est jamais connu. Mais tout le monde s’en fout, parce que c’est moche à voir (c’est sûr que si WWF avait adopté le concombre de mer comme mascotte, ils n’auraient pas garanti eu le même succès…), sale et repoussant comme Régine sans maquillage un lendemain de fête.

 

 

Trêve de plaisanteries, c’est un peu comme si Noé avait engagé un physionomiste à l’entrée de l’Arche ! Dans toute notre liste des espèces en voie de disparition, on en prend quatre ou cinq assez photogéniques et on balance le reste à la poubelle. Par conséquent, certains animaux commencent à manquer et leur disparition entraîne successivement de petits bouleversements et à terme, l’issue est toujours la même : on va tous crever. Alors pour tenter de repousser un peu plus loin cette fatalité, certaines associations s’occupent des animaux que personne ne veut sauver, à l’instar de Sea Shepherd Conservation Society, qui milite pour la protection de la faune et flore marine et notamment contre le « shark finning », qui consiste à découper les ailerons de requins avant de rejeter ceux-ci à la mer. C’est d’ailleurs l’objet de leur dernière campagne de publicité, qui pose la presque religieuse question : « Qu’est-ce qui se passerait si on était à leur place ? ». Bien sûr, on ne l’est pas alors la réponse est déjà trouvée, mais ça vaut quand même le coup d’y réfléchir. Pour vous aider, deux éléments de réponse très bien réalisés : la publicité contre le shark finning et le lien  d’un site évènementiel consacré au sujet avec pour guest star Ancilla Tilia, pin-up fétichiste de nos amis néerlandais (ag : Revolver Media Production) : http://www.ancillastript.nl/. A voir

 

 




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