Quand Orange joue sur les mots
Ce matin, cours en amphi. Au cours de son monologue, notre professeur de marque fait allusion au dernier spot Orange, la dernière campagne de marque Internet. Et là, juste quelques rangs derrière moi, les langues se réveillent pour sublimer ce spot, diffusé actuellement à la télé et je ne comprends pas.
Il faut dire que les publicités Orange sont assez fluctuantes. Plutôt créatives dans le corporate, plus classique dans la communication produit, il faut dire que l’annonceur historique des télécommunications françaises s’impose aux yeux de tous, qu’on le veuille ou pas. Personnellement, j’ai mon préféré. « Aller plus loin ensemble », un spot pour la communication de la marque, extrêmement bien réalisé et surtout très esthétique, très inspirant. Souvenir, souvenir...
Mais pour le coup, c’est Orange qui manque un peu d’inspiration ! D’une part, parce que le jeu sur les mots n’est pas en soit une perle de créativité. Ca me rappelle surtout les campagnes d’HSBC aux alentours de 2007-2008, où c’était l’inverse, à savoir deux mots pour une même image, genre nous comprenons tous les points de vue, en gros nous acceptons l’argent de tout le monde, venez on a les mêmes à la maison ! Et jouer sur les mots alors que l’entreprise est en pleine crise interne, que son président parle de « mode » du suicide, je ne pense finalement pas que le spot joue en leur faveur, « sauf peut-être pour les 3, 4 parisiens que cela fera marrer et dont je fais partie d’ailleurs, si, si j’aime bien vos conneries »…des fois. Le spot est signé Publicis Conseil, on reconnaîtra un travail soigné et des images bien choisies mais c’est le coup de l’arroseur arrosé, quand la publicité qui prend un double sens au regard d’une actualité tumultueuse pour la marque.
Pour info, la musique s’appelle « Divenire », composée par Ludivico Einaudi et la réalisation par Philippe André (Wanda).
Vous pouvez déconnecter vos neurones.